L'arbre de vie dans chacun des épisodes

L’Arbre au 1er épisode : l’Initiation

Pour illustrer cette transition, nous avons appliqué l’Arbre de Vie de la Kabbale sur les personnages de la trilogie. Cette illustration, nous permet de décrire le chemin de l’initiation de Thomas Anderson durant la trilogie. Nous rappelons que ceci est notre interprétation et que d’autres interprétations peuvent être effectuées.

1er épisode : du profane à l’initié

  • Depuis Malkhout (le corps physique), Thomas Anderson doit affronter son Ego dans le monde psychique symbolisé par la Matrice.
  • Cet Ego, ce “je” qui est en Yesod et qui est représenté par l’Agent Smith, son double maléfique, est le premier écueil pour monter dans l’échelle de conscience.
  • Pour dépasser cet Ego, Thomas Anderson aura besoin de Morpheus en pleine gloire (Extrait 2-5 La cathédrale) (Hod) pour le convaincre de prendre le chemin de l’initiation et surtout de prendre la décision de se battre pour délivrer le même Morpheus.
  • Mais Thomas Anderson aura aussi besoin de Trinity, Netzach, la Vénus victorieuse, réelle déesse guerrière, pour prendre le chemin de l’amour qui lui permettra de ressusciter et finalement de vaincre son Ego.
  • Thomas Anderson peut alors vaincre l’Agent Smith, à la fin de l’épisode 1, et accéder à la petite illumination pour entrer dans le monde Mystique et devenir Neo, l’homme nouveau, le “moi” sur la Séphiroth de Tiphéreth, à mi-chemin entre KETHER le Ciel (Zion) et MALKHOUT la Terre (Matrice).

L’Arbre au 2ème épisode : le Compagnonnage

2ème épisode : le Compagnon découvre les limites de ses nouvelles aptitudes

  • Nous démarrons sur Tiphéreth avec Néo, en Compagnon, qui découvre ses pouvoirs, mais aussi ses devoirs et doit faire ses propres choix.
  • Pour avancer, il devra rencontrer l’Architecte en Gevourah (le Pouvoir), et son premier choix concret est d’assumer la destruction de Zion au profit de l’amour de Trinity. L’Architecte est la figure archétypale de la rigueur et de la loi implacable auxquels tous sont soumis.
  • L’Oracle, qui représente la colonne de la miséricorde, se trouve en Hessed, car elle inspire depuis le début l’ensemble des acteurs de cette trilogie et que c’est elle qui a permis à Neo de prendre la décision de sauver Trinity et de comprendre qu’elle n’allait pas mourir, qu’il n’avait pas vu au-delà de ce choix (sauver Zion ou Trinity).
  • Le 2ème épisode se termine aux portes de l’Esprit, Neo est dos à dos avec Bane, qui sert de véhicule à l’esprit de Smith dans le monde de Zion. Il représente alors Daath, qui n’est pas, à proprement parler, une Séphirah, mais un tunnel, un vortex, qui permet d’atteindre le monde de l’Esprit.

L’Arbre au 3ème épisode : la Maîtrise

3ème épisode : la maîtrise du plan

  • C’est le Mérovingien, l’intelligence froide algorithmique, qui vit en Binah qui permettra à Neo de sortir de la gare de l’Homme du Train pour poursuivre son chemin.
  • Sati, symbole de la sagesse du passé et du futur est Hokhmah. Elle est aussi la dernière exilée de la Matrice et sera le premier enfant du nouveau cycle. Elle représente notre part de potentiel d’amour et de joie. Elle crée le premier lever de soleil, l’aurore pour honorer et faire plaisir à Neo. Sa rencontre avec Neo (aussi bien dans la gare que chez l’Oracle) ouvrira les yeux de ce dernier sur le rôle des machines et des hommes qui ne sont pas des ennemis, mais des polarités complémentaires.
  • Cela lui donnera la force d’aller demander l’aide aux machines pour vaincre Smith par la fusion des deux polarités qui recrée une nouvelle polarité. Mais donne accès à la transcendance. Le Mal en tuant le bien se tue aussi, les deux disparaissent mais au final, c’est la Lumière qui définit l’Ombre et non l’inverse.
  • C’est Kether qui redémarre une nouvelle création.

Synthèse des 3 voiles

Ainsi la Kabbale, comme le Tarot, nous amènent à relier dans nos vies l’activité et la passivité, acceptions prises dans le sens de la forme (l’Architecte) et du fond (l’Oracle) pour exprimer avec intelligence rigueur et gloire, la sagesse du cœur qui est beauté.

C’est comme l’inspiration et l’expiration, la dilution et la contraction, qui se trouvent à tous les instants et à tous les niveaux dans les cycles économiques, dans les mouvements de la mer ou dans notre respiration. La contraction est la réduction, l’œuvre de l’Architecte, et l’inspiration est bien l’œuvre de l’Oracle.

Quand, dans nos vies, nous acceptons de vivre avec aisance ce double mouvement, nous réconcilions l’Architecte et l’Oracle. Mais si nous n’œuvrons qu’avec l’intelligence et la discipline, nous forçons notre côté “Oracle” à un combat. C’est bien ce que nous montre Matrix : un monde mécaniste, le triomphe de la froide rigueur qui écrase la charité bienveillante du cœur et qui l’amène à déséquilibrer l’équation.